Introduction


L'ensemble des documents "officiels" contenus dans les archives d'Émile-Honoré Destelle sont retranscrits dans ces pages.
Ces documents sont les suivants :

- Séances des amiraux


Transcription de la totalité des comptes-rendus des Séances des Amiraux.

Ces séances se tenaient plusieurs fois par semaine, en général sur le navire de l'Amiral commandant les forces des Puissances.

Le compte-rendu était rédigé par le secrétaire de séance, en général un officier supérieur français.

Les séances se sont déroulées tout au long de la présence des Amiraux dans les eaux de Crète, soit du 15 Février 1897 à la fin Décembre 1898, les Amiraux quittant la Crète à la fin de leur mission, à l'arrivée du Prince Georges.

- Dépêches et Télégrammes


Transcription des dépêches et télégrammes contenus dans les archives.

La plupart de ces dépêches concernent l'affaire de Candie (Septembre 1898), incident grave, qui a eu comme conséquence de faire évoluer sensiblement la situation en précipitant le départ des troupes turques et la mise en place de l'autonomie..

En général, les dépêches politiques, les télégrammes, tous les documents qui ne font pas exactement partie des comptes-rendus des séances sont de couleur bleue.

Notes - Remarques


Les dates utilisées sont les dates européennes (12 jours de plus que les dates grecques).

Les remarques, commentaires ou explications, sont de couleur rouge.

Copyright :


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Rappel historique


(Extrait de wikipedia)

En 1895, le massacre d'Arméniens en Anatolie choque l'opinion publique internationale et force les grandes puissances européennes à s'intéresser au sort de la Crète. Pour montrer sa bonne volonté, la Porte remplace alors le gouverneur de Crète en place, par un Chrétien, Alexandre Karatheodoris. Cependant, les Turcs crétois, opposés à cette nomination, perpètrent des massacres de chrétiens afin d'obliger Karatheodoris à démissionner. En réaction, une assemblée révolutionnaire se constitue sous l'impulsion du consul général de Grèce.
La tension augmente avec les actes de violence perpétrés par les Turcs. Le 11 mai 1896, des Grecs de La Canée et des alentours sont massacrés. Des incidents similaires ont lieu à Héraklion. Ces événements poussent les puissances européennes à intervenir et à accentuer leur pression sur la Porte pour qu'elle fasse de nouvelles concessions. À La Canée, les consuls des grandes puissances fournissent une Constitution aux représentants chrétiens de Crète. Les principaux points en sont : la nomination par le sultan, pour cinq ans, et sur accord des grandes puissances d'un gouverneur chrétien ; le nombre d'emplois réservés aux chrétiens doit être le double de ceux réservés aux musulmans ; la gendarmerie crétoise doit être réorganisée et dirigée par des officiers européens ; une pleine indépendance économique et judiciaire est garantie à l'île sous la protection des grandes puissances.
Si la tension s'apaise quelque temps, elle se ravive à mesure que l'Empire ottoman tarde à mettre en œuvre la Constitution. À la mi-janvier 1897, les massacres reprennent, la résidence de l'évêque de La Canée est incendiée ainsi que les quartiers chrétiens.
Ces nouveaux massacres des chrétiens par les musulmans provoquent l'intervention de la Grèce qui occupe l'île et la proclame unifiée à la Grèce le 1er février 1897.

P Georges quitte Athènes 02:97

Février 1897. Le Prince Georges quitte Athènes pour prendre le commandement d'une flottille de torpilleurs envoyés au secours des insurgés

Torpilleurs grecs

Torpilleurs grecs

L'Empire ottoman demande alors l'intervention des puissances européennes. La France, la Grande-Bretagne, l'Italie, la Russie, l'Autriche-Hongrie et l'Allemagne envoient des navires de guerre et des contingents à La Canée, Candie, Rethymnon et Sitía. Les puissances européennes refusent de reconnaître le rattachement de la Crète à la Grèce et adressent un ultimatum à la Grèce afin qu'elle retire ses troupes. Elles proposent toutefois la solution de l'autonomie pour l'île le 17 février 1897. La Grèce refuse cette idée ainsi que celle d'une principauté.

En avril, la guerre qui éclate entre la Grèce et la Turquie oblige la Grèce à retirer ses troupes de Crète pour les utiliser sur le continent. Les Grecs, battus par l'armée turque formée par l'Allemagne demandent la médiation des grandes puissances. S'éteint alors l'espoir d'une union avec la Grèce et les dirigeants crétois n'ont d'autre choix que d'accepter l'autonomie.
La Crète reste sous la suzeraineté de la Turquie, mais les Grandes puissances ne quittent pas la Crète pour autant : si l'Allemagne et l'Autriche font évacuer leurs navires et se détournent de la question crétoise à cause de leur intérêt croissant pour la Turquie, la Grande-Bretagne, la France, la Russie et l'Italie maintiennent leurs troupes afin de restaurer l'ordre et d'introduire des réformes Elles divisent l'île en quatre parties, qu'elles administrent séparément, la capitale La Canée étant administrée conjointementCette administration par un conseil d’amiraux
des puissances européennes est reconnue par l'assemblée crétoise. Le 26 novembre 1898, les grandes puissances proposent au poste de gouverneur de Crète le Prince Georges de Grèce, fils du roi de Grèce.

Un conseil exécutif, dont fait partie Eleftherios Venizelos, est chargé de l'administration de l'île jusqu'à l'arrivée du Prince. Ce conseil exécutif est d'ailleurs témoin du dernier évènement dramatique de la présence ottomane. Le 6 Septembre1898 ????, une émeute turque aboutit au massacre de centaines de chrétiens, de 17 soldats britanniques chargés de la sécurité du conseil exécutif, et du consul britannique en Crète. Les soldats turcs sont alors priés de quitter l'île : le dernier soldat turc quitte l'île le 2 novembre 1898. Le Prince Georges arrive le 9 décembre, les puissances lèvent le blocus de la Crète, seules quelques contingents européens restent sur l'île De nombreux crétois musulmans quittent alors la Crète : le recensement de 1900 estime la population musulmane à 1/9e de la population, contre un tiers en 1881.

Le gouvernement du Prince Georges élabore une constitution, la première de l'île. Des élections sont organisées et désignent 138 députés chrétiens et 50 musulmans. De 1898 à 1904, la Crète connaît une période de paix, même si les avis divergent au sein de la population sur l'avenir à donner à l'île
214.
Au printemps 1905, une insurrection éclate contre le gouvernement crétois. Elle est menée par Eleftherios Venizelos qui dénonce la corruption de l'entourage du Prince Georges. Ce dernier doit renoncer à ses fonctions et est remplacé par Alexandre Zaimis, ancien président du conseil hellénique. Zaimis ne va pas au bout de son mandat de cinq ans. En 1908, la commission qui le remplace pendant une absence proclame l'Enosis à la Grèce le 10 octobre 1908. L'union est finalement repoussée sous la pression du Royaume-Uni en échange de l'évacuation de l'île par les troupes européennes. La Crète accède ainsi à une indépendance de fait, bien qu'elle reste en théorie sous souveraineté turque.

Profitant de désordres intérieurs en Turquie en 1908, les Crétois déclarent l'union avec la Grèce, un acte internationalement reconnu seulement en 1913.

Dans un premier temps, même le Royaume de Grèce refuse de reconnaître cette union, par peur de représailles des grandes puissances. C'est donc une succession de gouvernements provisoires composés de Crétois (dont Eleftherios Venizelos jusqu'en 1910) qui dirigent l'île.
Avec le traité de Bucarest de 1913, qui fait suite à la guerre des Balkans, le sultan Mehmed V renonce à ses droits sur l’île et en décembre, le drapeau de la Grèce est hissé sur la forteresse de La Canée (devenue capitale) en présence du roi Constantin I
er de Grèce et d'Eleftherios Venizelos le 1er décembre 1913. Au même endroit, une plaque de marbre est érigée portant l'inscription suivante:

« Occupation turque en Crète1669-1913
267 ans, 7 mois, 7 jours de souffrance »

(Extrait de wikipedia)