E.H. DESTELLE               Crète                 1897 - 1904

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Histoire de La Crète (d’après Wikipédia)


La Crète, principale île grecque, occupe une position géographique qui lui confère une riche histoire

et lui vaut d'avoir été le terrain de nombreux conflits entre peuples en vue du contrôle de la Méditerranée.

Habitée au moins depuis le Néolithique, la Crète est le berceau de la civilisation minoenne

qui domine la Méditerranée orientale de 2600 à 1100 av. JC , avant de s'effacer

devant l'essor de la Grèce continentale.

Lorsque Rome se tourne vers l'Orient, l'île est une étape de l'expansion de l’Empire.

Après le partage de l'Empire, elle intègre l'Empire d'Orient.

Elle est alors tour à tour byzantine, arabe au IXe siècle, puis vénitienne après la 4e croisade.

La Crète passe sous domination ottomane au cours du XVIIe siècle.

L'histoire de la Crète est jalonnée d'insurrections du peuple crétois contre leurs divers occupants.

La Crête échappe en pratique à la tutelle turque à partir de 1897, mais ne parvient  à être rattachée

à la Grèce qu'en 1913.


La Crète de 1897 à 1913


Depuis 1669 sous domination ottomane, la Crète vit une époque émaillée de révoltes contre l’Empire ottoman à chaque fois suivies de répressions brutales.


À la mi-janvier 1897, les massacres des chrétiens reprennent.

Ces nouveaux massacres des chrétiens par les musulmans provoquent l'intervention de la Grèce qui occupe une partie de l'île.

Les massacres des musulmans répondent alors à ceux des chrétiens. L’Empire ottoman demande l'intervention des puissances européennes.

La France, la Grande-Bretagne, l’Italie, la Russie, l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne envoient des navires de guerre et des contingents à La Canée, Candie, Réthymnon et Sitia.

Les grandes puissances divisent l'île en quatre parties, qu'elles administrent séparément, la capitale La Canée étant administrée conjointement. L’administration de l’île est assurée par un Conseil des Amiraux (un amiral par puissance  européenne).



















                                                               Le Conseil des Amiraux


E.H Destelle, à la tête du 2e bataillon du 4e Régiment d’Infanterie de Marine, débarque à Sitia (Est de l’île) en Mars 1897, pour diriger le secteur français.

Les puissances européennes refusent de reconnaître le rattachement de la Crète à la Grèce et adressent un ultimatum à la Grèce afin qu'elle retire ses troupes.

En avril, la guerre qui éclate entre la Grèce et la Turquie oblige la Grèce à retirer ses troupes de Crète.

Les Grecs, battus par l'armée turque demandent la médiation des grandes puissances.

S'éteint alors l'espoir d'une union avec la Grèce et les dirigeants crétois n'ont d'autre choix que d'accepter l'autonomie.

La Crète reste sous la suzeraineté de la Turquie, mais les Grandes puissances ne quittent pas la Crète pour autant : si l'Allemagne et l'Autriche font évacuer leurs navires et se détournent de la question crétoise, la Grande-Bretagne, la France, la Russie et l'Italie maintiennent leurs troupes afin de restaurer l'ordre et d'introduire des réformes.

Cette administration par un conseil d’amiraux des puissances européennes est reconnue par l'assemblée crétoise.

Le 25 août 1898, une émeute turque aboutit au massacre de centaines de chrétiens et de soldats britanniques.

Les soldats turcs sont alors priés de quitter l'île : le dernier soldat turc quitte l'île le 2 novembre 1898.

       


























                                                                                  

E.H. Destelle saluant la descente du drapeau turc


                                     

                                                         Le 26 novembre 1898, les grandes puissances proposent au poste de

                                                         gouverneur de Crète le Prince Georges de Grèce, fils du roi de Grèce.

                                                         Un conseil exécutif, dont fait partie Eleftherios Venizelos,

                                                         est chargé de  l'administration de l'île jusqu'à l'arrivée du Prince.

        





















Eleftherios                           Venizelos


Photo donnée à  E.H Destelle


                                   


Le Prince Georges arrive le 9 décembre, les puissances lèvent le blocus de la Crète. Les amiraux quittent l’île, cependant les contingents européens restent sur place.


À la fin de cette première mission de pacification et d’organisation, et pour soigner le paludisme qu’il a contracté à Sitia, E.H Destelle quitte la Crète en Juillet 1899.

Il revient en Crète en Juin 1901, comme Commandant des troupes internationales.  Il habite à La Canée avec sa famille.




















                                                    





Jusqu’en 1905, la Crète connaît une période de paix, même si les avis divergent au sein de la population sur l'avenir à donner à l’île.

Sa santé l’empêchant d’accepter un deuxième mandat, E.H Destelle quitte la Crète le 22 Juin 1904.

Au printemps 1905, une insurrection éclate contre le gouvernement crétois. Le Prince Georges doit renoncer à ses fonctions et est remplacé par A. Zaimis qui ne va pas au bout de son mandat de cinq ans.

En 1908, la commission qui le remplace pendant une absence proclame l'Enosis à la Grèce le 10 octobre 1908. L'union est finalement repoussée sous la pression du Royaume-Uni en échange de l'évacuation de l'île par les troupes européennes. La Crète accède ainsi à une indépendance de fait, bien qu'elle reste en théorie sous souveraineté turque.

Profitant de désordres intérieurs en Turquie en 1908, les Crétois déclarent l’union avec la Grèce, un acte internationalement reconnu seulement en 1913, par le traité de Bucarest, qui fait suite à la guerre des Balkans, et en décembre, le drapeau de la Grèce est hissé sur la forteresse de La Canée le 1er décembre 1913.







                                                              


 

E.H. Destelle avec le Prince Georges à Neapolis

Émile Honoré Destelle en Crète


Les textes publiés sur ce site sont la transcription la plus exacte possible des «journaux personnels» du Lieutenant-Colonel Émile-Honoré DESTELLE, tels qu’ils nous sont parvenus.


Il s’agit en tout de plus de 800 pages agrémentées de nombreuses illustrations de l’époque et de photographies, de cartes postales du fonds d’archives de E.H Destelle.


Ils couvrent la période du 16 Mars 1897 au 31 décembre 1898 de façon quasi exhaustive.


Malheureusement, le journal de 1899 est très partiel.


Ces «journaux personnels» ont été tenus en plus des rapports militaires, et contiennent plus des impressions personnelles, des descriptions très fouillées des paysages et des personnes rencontrés, que des faits militaires ou politiques.


On trouvera donc les journaux d’un homme, très pro-grec et anti-turc, qui, tout en suivant scrupuleusement ses ordres, pense dès le début que seul le départ des turcs amènera une solution durable. En cela il est tout à fait d’accord avec l’Amiral Pottier, son chef.


Cela ne l’empêche pas de rester lucide au sujet des Crétois, qu’il critique parfois sans ménagement.


Ses descriptions de paysages sont tout à fait étonnantes, détaillées et justes, et sont là aussi typiques de cette époque, avant que la photographie rende obsolètes ces narrations détaillées. Il y montre aussi son œil de peintre, qu’il utilisera avec bonheur pendant sa longue retraite.


Sa passion reste la géodésie et le tracé des routes. C’est d’ailleurs dans ce domaine qu’il a laissé le plus de traces, encore aujourd’hui en Crète.


Il s’intéresse beaucoup à la géologie, aux fossiles et aux recherches archéologiques.

A ce propos, il rencontre des «sommités» de l’archéologie :


Arthur John Evans, archéologue anglais, «découvreur» fameux de Knossos, ainsi que Joseph Demargne, de l’Ecole Française d’Athènes, découvreur de la ville de Lato, entre autres.


Il rencontre aussi Vincent Bérard, également de l’Ecole Française d’Athènes, qui publiera nombre de textes sur ses visites et découvertes en Crète, dont nous donnons certains passages en annexe.


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